Rainette sarde

Hyla sarda (Betta, 1857)


Rainette sarde — Hyla sarda (Betta, 1857)
  • LMC : < 40 mm (en moyenne) ; 55 mm (maxi.)

LMC : Longueur museau-cloaque.


Données de présence en France métropolitaine

©faune-flore.fr / ©Julien Bonnaud - Tous droits réservés - Sources : INPN (2003-2024) - Cartographie : Julien Bonnaud, 2024


Liste rouge française des espèces menacées


Liste rouge européenne des espèces menacées


Statut de protection en France métropolitaine

Espèce protégée, inscrite à l’article 2 de l’arrêté ministériel du 8 janvier 2021, fixant la liste des amphibiens et des reptiles représentés sur le territoire métropolitain protégés sur l'ensemble du territoire national et les modalités de leur protection.

 

JORF n°0036 du 11 février 2021


Diagnose

La Rainette sarde présente une coloration de fond des parties supérieures vertes, tirant parfois vers le gris ou le brun, souvent tachetée, marquée par une bande latérale sombre qui s'étend des narines en passant par les yeux puis qui s'affine généralement au voisinage des membres antérieurs pour se poursuivre en ligne jusqu'aux pattes postérieures. Parfois, cette ligne est plutôt une bande qui peut être discontinue. Le diverticule présent chez la Rainette verte (Hyla arborea) et la Rainette ibérique (Hyla molleri) au-dessus de la cuisse est ici absent. Tous les contours sont bordés de clair, blanchâtre, crème à jaunâtre. La peau est granuleuse et brillante. Les parties inférieures sont uniformément blanches ou crème. L'aspect général est élancé, avec une tête large et un museau court et légèrement arrondi. Les yeux sont proéminents et globuleux. La pupille est horizontale et l'iris présente une couleur de fond dorée ou verdâtre, souvent vermiculée de noir ou de brun. Le tympan est discret, mais visible juste derrière les yeux. Les membres postérieurs sont longs, fin et munis de disques adhésifs à l'extrémité des doigts. Ils permettent l’ascension des surfaces lisse tels que le limbe des feuilles. La palmure est moyenne. Les mâles possèdent un sac vocal situé sous la gorge et les individus reproducteurs développent des callosités nuptiales non pigmentées à la base du premier doigt.

Le têtard est de taille moyenne (maximum 50 mm). Il présente une nageoire débutant très tôt dans la partie antérieure du corps et des yeux en position latérale.


Chant


Habitat

La Rainette sarde est endémique de Corse, de Sardaigne et des îles toscanes d'Elbe et de Capraïa. Elle s'observe majoritairement à basse altitude et plus ponctuellement en montagne jusqu'à 1750 m environ. La Rainette sarde occupe tous les types de milieux aquatiques aux eaux stagnantes ou faiblement courantes, qu'ils soient temporaires ou permanents mais non saumâtres tels que les lagunes, les marais, les canaux, les mares, les fontaines ou encore les retenues artificielles. Dans les zones habitées, on la trouve dans les jardins et les fissures des murs, pourvu d'un milieu aquatique, bassin, citerne ou autre. La Rainette sarde semble plus tolérante à la chaleur et à la salinité de ses eaux de reproduction que la Rainette verte (Hyla arborea) et la Rainette méridionale (Hyla meridionalis).


Éléments d'écologie / biologie / phénologie

La période d'activité de la Rainette sarde s'étend de mars à octobre mais des chants sont parfois notés en janvier et en automne. En dehors de cette période, l'espèce entre en hibernation dans des abris terrestres tels que des fissures rocheuses, sous des pierres ou dans la végétation dense. La reproduction débute après les premières pluies printanières, généralement de mars à juin, et peut parfois se prolonger jusqu'en juillet. La femelle pond un amas d'environ 5 à 30 œufs (125 au maximum) fixés par le centre à une structure verticale (brin d'herbe, jonc, branche etc.). Les œufs bicolores (sombres et clairs) éclosent au bout de quelques jours, et les têtards se métamorphosent en imago au bout de 2 à 3 mois après la ponte.


Sources

Articles & ouvrages :

  • ACEMAV coll., Duguet R. & Melki F. (2023). Les Amphibiens de France, Belgique et Luxembourg. Parthénope, Biotope. Mèze. 480 p.
  • Lescure J. & Massary de J.-C. (coords) (2012). Atlas des amphibiens et reptiles de France. Biotope, Mèze : Muséum national d’Histoire naturelle, Paris (collection Inventaire & biodiversité), 272 p.
  • Miaud C., Muratet J. (2018). Les amphibiens de France - Guide d'identification des œufs et des larves. Quae, Versailles, 225 p.
  • Nöllert A. & Nöllert C. (2003). Guide des amphibiens d'Europe. delachaux et niestlé, Paris, 383 p.
  • UICN France, MNHN & SHF (2015). La Liste rouge des espèces menacées en France - Chapitre Reptiles et Amphibiens de France métropolitaine. Paris, France.
  • Temple H.J. & Cox, N.A (2009). European Red List of Amphibians. Luxembourg : Office for Official Publications of the European Communities, 31 p.

Sites web :

 



Photographies