Tortue d'Hermann

Testudo hermanni Gmelin, 1789


 Tortue d'Hermann — Testudo hermanni Gmelin, 1789
  • Longueur de la carapace chez l'adulte : jusqu'à 25 cm (femelles)

Aire de répartition (paléarctique occidental)

©faune-flore.fr / ©Julien Bonnaud - Tous droits réservés - Sources : IUCN (2024) - Cartographie : Julien Bonnaud, 2024


Liste rouge mondiale des espèces menacées


Liste rouge européenne des espèces menacées


Diagnose

La Tortue d'Hermann présente une carapace de forme ovale et bombée à coloration jaunâtre avec une trame de motifs noirs relativement symétriques. L’écaille supra-caudale est toujours divisée. L’extrémité de la queue est dotée d’un éperon corné longitudinalement divisé. Les stries de croissance présentes sur les écailles permettent d’estimer l’âge des individus jusqu’à la maturité sexuelle (8-12 ans), voire jusqu'à une vingtaine d’années. Au-delà, elles sont peu visibles et la carapace devient lisse chez les individus âgés.


Habitat

La Tortue d'Hermann occupe la quasi-totalité des formations végétales du biome méditerranéen. Elle fréquente des milieux naturels divers, souvent traversés par des cours d’eau temporaires ou permanents. Elle fréquente assidûment les lisières et les écotones. Elle évite les zones marécageuses, les forêts denses, les exploitations agricoles et les collines rocailleuses dépourvues de végétation.


Éléments d'écologie / biologie / phénologie

La Tortue d’Hermann est un animal solitaire non-territorial. Les comportements sexuels (parades, accouplements) commencent immédiatement après l’hibernation et s’observent principalement au printemps (avril-mai) et en fin d’été (août-septembre). Les œufs (une à deux pontes par an ; de 3 à 4 œufs) sont pondus en mai-juin dans un espace dégagé, bien drainé et bien ensoleillé.

La Tortue d'Hermann consomme principalement des plantes annuelles ou vivaces de la strate herbacée. Elle peut occasionnellement consommer des invertébrés ainsi que des restes de cadavre ou des excréments de mammifères. La consommation de petits cailloux ou de terre n’est pas rare.


Références

Articles et ouvrages :

  • Celse J., Catard A., Caron S., Ballouard J.M., Ceylan M., Bosc V. et Roux A. (2018). Plan National d’Actions Tortue d’Hermann 2018-2027. Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le Luc, 120 p.
  • Cox, N.A. and Temple, H.J. (2009). European Red List of Reptiles. Luxembourg: Office for Official Publications of the European Communities.
  • Lescure J. & Massary de J.-C. (coords) (2012). Atlas des amphibiens et reptiles de France. Biotope, Mèze : Muséum national d’Histoire naturelle, Paris (collection Inventaire & biodiversité), 272 p.
  • Speybroeck J., Beukema W., Bok B., Van der Voort J., Velikov I. (2018). Guide Delachaux des amphibiens et reptiles de France et d'Europe. delachaux et niestlé, Paris, 432 p.
  • Vacher J. -P & Geniez M. (coord) (2010). Les reptiles de France, Belgique, Luxembourg et Suisse. Biotope, Mèze (Collection Parthénope) ; Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 544 p.

Sites web :



Photographies