Lézard de Bonnal

Iberalacerta bonnali (Lantz, 1927)


  • LMC : 6,4 cm (femelle adulte (maxi.))
  • LT : 14,5 cm (femelle adulte (maxi.))

LMC : Longueur museau-cloaque (sans la queue) ; LT : Longueur totale.


Données de présence en France métropolitaine

Le Lézard de Bonnal est une espèce endémique de la partie centro-occidentale des Pyrénées, du massif du pic du Midi d’Ossau au massif des Encantats (Espagne).


Liste rouge française des espèces menacées


Liste rouge européenne des espèces menacées


Statut de protection en France métropolitaine

Espèce protégée au titre de l'article L411-1 du code de l'environnement et mis à jour par l'arrêté du 8 janvier 2021 fixant la liste des amphibiens et des reptiles représentés sur le territoire métropolitain protégés sur l'ensemble du territoire national et les modalités de leur protection


JORF n°0036 du 11 février 2021

Diagnose

Le Lézard de Bonnal présente une robe à l’aspect métallisé assez variable. La teinte générale est grisâtre, verdâtre à brune.  Les flancs présentent un large bandeau brun ponctué de taches sombres à brun sombre qui se prolonge le long de la queue initiale (non régénérée) jusqu'à disparaitre en s'affinant. Le dos est de couleur variable, avec ou sans taches, délimité par deux lignes pâles métallisées plus larges au-dessus des épaules. La queue est de couleur uniforme, parfois seulement le bandeau des flancs se prolonge sur ses côtés. Le ventre est toujours blanc. L’écaille rostrale et l’écaille internasale sont en contact.


Habitat

L’espèce occupe l’étage alpin à partir de 1 550 m d’altitude (au Cirque de Gavarnie) jusqu’à 3 173 m au pic de Campbielh (la majorité des localités se situent au-dessus des 2 000 m d’altitude). Le Lézard de Bonnal fréquente des habitats caractérisés par la présence de végétaux à tendance héliophile et/ou thermophile, sur des versants, crêtes ou talwegs généreusement ensoleillés et comportant des milieux rocheux : pelouses parsemées de pierriers, éboulis, talus morainiques, affleurements délités, gros blocs fissurés. La disponibilité en sites de ponte revêt une importance primordiale. Les femelles sélectionnent pour la ponte des surfaces herbeuses et terreuses bien ensoleillées et bien drainées, parsemées de pierres plates.


Éléments d'écologie / biologie / phénologie

La période d'activité du Lézard de Bonnal est d'environ 5 mois, ce qui est très court. La sortie d’hibernation intervient au moment de la fonte des neiges, c'est-à-dire de courant mai à courant juin selon l’épaisseur locale de la couche et la rapidité de la fonte. L’entrée en hivernage a invariablement lieu durant la seconde moitié de septembre chez les adultes, et durant la première moitié d’octobre chez les juvéniles. Les pontes (2 à 4 œufs) sont déposées sous des pierres plates reposant directement sur le sol, dans une cavité creusée par la femelle.  Plusieurs femelles utilisent parfois le même site de ponte durant la même saison, et on peut rencontrer des pontes collectives comportant jusqu’à 16 œufs. L'espèce consomme principalement des arthropodes.


Références

Articles & ouvrages :
  • Cox, N.A. and Temple, H.J. (2009). European Red List of Reptiles. Luxembourg : Office for Official Publications of the European Communities.
  • Lescure J. & Massary de J.-C. (coords) (2012). Atlas des amphibiens et reptiles de France. Biotope, Mèze : Muséum national d’Histoire naturelle, Paris (collection Inventaire & biodiversité), 272 p.
  • Pottier G. (2012). Plan national d'actions en faveur des lézards des Pyrénées : Iberolacerta aranica, i.aurelioi et i.bonnali - 2013-2017. MEDDE. La Défense, Paris, 121 p.
  • Speybroeck J., Beukema W., Bok B., Van der Voort J., Velikov I. (2018). Guide Delachaux des amphibiens et reptiles de France et d'Europe. delachaux et niestlé, Paris, 432 p.
  • UICN France, MNHN & SHF (2015). La Liste rouge des espèces menacées en France - Chapitre Reptiles et Amphibiens de France métropolitaine. Paris, France.
  • Vacher J. -P & Geniez M. (coord) (2010). Les reptiles de France, Belgique, Luxembourg et Suisse. Biotope, Mèze (Collection Parthénope) ; Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 544 p.

Sites web :