Triton marbré

Triturus marmoratus (Latreille, 1800)


  • LT : 11,5 à 14 cm (mâle adulte) ; 13 à 16 cm (femelle adulte) ; 17 cm (maxi.)

LT : Longueur totale (du bout du museau à extrémité de la queue).


Carte de répartition (paléarctique occidental)


Liste rouge mondiale des espèces menacées


Liste rouge européenne des espèces menacées


Diagnose

Le triton marbré présente une couleur de fond des parties supérieures noirâtre, brun rosé ou grisâtre, marbré de vert avocat. La couleur des parties inférieures est sombre, finement étoilée de blanc lumineux. L'aspect général est robuste. Les glandes parotoïdes sont discrètes. Les membres sont longs et épais. La queue est latéralement comprimée. La surface de la peau est granuleuse, sans sillon costaux. Les mâles reproducteurs présentent une crête dorsale élevée avec des bords très légèrement lobés ; la queue est marquée par un miroir central qui parcoure toute sa longueurs.


Habitat

Le Triton marbré atteint 1 000 m d'altitude dans le Massif Central. Ses habitats terrestres rassemblent les milieux sur sols acides comme les landes (landes à bruyères, à ajoncs, à genêts ou fougères), les garrigues, les boisements acidophiles, les aulnaies-frênaies, les chênaies-frênaies ou les haies bocagères. Les habitats de reproduction sont généralement des plans d'eau variés mais de bonne dimensions, souvent pauvres en espèces piscicoles et riches en hydrophytes.


Éléments d'écologie / biologie / phénologie

La période d'activité du Triton marbré débute au mois de février avec les premières migrations prénuptiales, jusqu’à mi-mai avec la migration postnuptiale de la majorité des individus. Un seconde reproduction peut avoir lieu dans le sud de la France. La ponte intervient après des parades complexes et l'échange d'un spermatophore. La femelle dépose environ 400 œufs par an.. Ces derniers sont pondus et enveloppés un a un dans la végétation immergée. Les larves éclosent à environ 16 jours et se métamorphosent de 2 à 3 mois plus tard. La maturité sexuelle est atteinte entre 3 et 5 ans. Les adultes hivernent à terre, généralement dans des galeries de micromammifères ou des troncs d’arbres en décomposition, certains hibernent dans l'eau mais c'est plutôt rare.


Références

Articles & ouvrages :

  • ACEMAV coll., Duguet R. & Melki F. (2023). Les Amphibiens de France, Belgique et Luxembourg. Parthénope, Biotope. Mèze. 480 p.
  • Lescure J. & Massary de J.-C. (coords) (2012). Atlas des amphibiens et reptiles de France. Biotope, Mèze : Muséum national d’Histoire naturelle, Paris (collection Inventaire & biodiversité), 272 p.
  • Nöllert A. & Nöllert C. (2003). Guide des amphibiens d'Europe. delachaux et niestlé, Paris, 383 p.
  • Temple H.J. & Cox, N.A (2009). European Red List of Amphibians. Luxembourg : Office for Official Publications of the European Communities, 31 p.

Sites web :