Discoglosse sarde

Discoglossus sardus Tschudi in Otth, 1837


  • LMC : environ 5 cm (mâle), 7 cm (mâle maxi.) ; 7,5 cm (femelle)

LMC : Longueur museau-cloaque.


Carte de répartition (paléarctique occidental)


Liste rouge mondiale des espèces menacées


Liste rouge européenne des espèces menacées


Description sommaire

Le Discoglosse sarde présente une coloration de fond des parties supérieures brunâtre, rougeâtre, grisâtre ou verdâtre, marquée par un motif marbré ou irrégulièrement tacheté de sombres. Un motif sombre est généralement présent entre les épaules et les yeux. Le ventre est uniformément blanchâtre. Le Discoglosse sarde présente une allure générale élancée. Le museau est long, pointu et busqué vers le bas. La pupille est verticale l'iris est souvent doré dans sa partie supérieure et brunâtre dans sa partie inférieure. Le tympan est peu distinct. Les glandes parotoïdes sont très discrètes. Les membres sont longs et terminés par des doigts et des orteils pointues ou légèrement élargies. La peau est légèrement verruqueuse et présente des replis latéro-dorsaux discontinues, souvent roussâtre. En période de reproduction, les les mâles reproducteurs développent des callosités nuptiales brunes.


Habitat

Le Discoglosse sarde est présent jusqu'à 1 770 m d'altitude en Sardaigne. Cette espèce est peu exigeante et fréquente des milieux très variés. Les sites de reproduction se composent de tous les réservoirs d'eau courante ou stagnantes tels que les torrents, les ruisseaux, les canaux, les mares, les lagunes, les ornières et autres dépressions en eau. Le Discoglosse sarde est relativement tolérant aux eau saumâtres ou polluées.


Éléments d'écologie / biologie / phénologie

L'espèce est plus ou moins active toute l'année, en fonction des conditions météorologique et de l'altitude. La reproduction s'observe dès le mois de février jusqu'en décembre. Une ponte est constituée d'environs 1 500 œufs. Ils sont libres entre eux et déposés par 20 à 50 sur le fond des réservoirs d'eau. Les éclosions ont lieu 3 jours après la ponte. La maturité sexuelle est atteinte vers l'âge de 3 ans. Les mâles chantent sous l'eau.


Références

Articles & ouvrages :

  • ACEMAV coll., Duguet R. & Melki F. (2023). Les Amphibiens de France, Belgique et Luxembourg. Parthénope, Biotope. Mèze. 480 p.
  • Lescure J. & Massary de J.-C. (coords) (2012). Atlas des amphibiens et reptiles de France. Biotope, Mèze : Muséum national d’Histoire naturelle, Paris (collection Inventaire & biodiversité), 272 p.
  • Miaud C., Muratet J. (2018). Les amphibiens de France - Guide d'identification des œufs et des larves. Quae, Versailles, 225 p.
  • Nöllert A. & Nöllert C. (2003). Guide des amphibiens d'Europe. delachaux et niestlé, Paris, 383 p.
  • Temple H.J. & Cox, N.A (2009). European Red List of Amphibians. Luxembourg : Office for Official Publications of the European Communities, 31 p.

Sites web :