Calotriton des Pyrénées

Calotriton asper (Al. Dugès, 1852)


Calotriton des Pyrénées — Calotriton asper (Al. Dugès, 1852)
  • LT : 10 à 16 cm

LT : Longueur totale (du bout du museau à extrémité de la queue).


Carte de répartition (paléarctique occidental)

©faune-flore.fr / ©Julien Bonnaud - Tous droits réservés - Sources : IUCN (2021) - Cartographie : Julien Bonnaud, 2024

Le Calotriton des Pyrénées est une espèce endémique de la chaîne des Pyrénées.


Liste rouge mondiale des espèces menacées


Liste rouge européenne des espèces menacées


Diagnose

Le Calotriton des Pyrénées présente une allure élancée et relativement comprimée horizontalement. La coloration de la face dorsale est généralement brunâtre à grisâtre et assez uniforme. Une ligne vertébrale jaunâtre est présente chez les jeunes individus. Elle s'estompe avec l'age. Le ventre est jaune à orangé avec des tâches noires ou grises chez le mâle (absentes chez la femelle). L'iris est de couleur clair. Les glandes parotoïdes sont très discrètes. Les membres sont courts, épais et porte des doigts et des orteils arrondis et cornés. La queue, latéralement comprimée est relativement épaisse. La peau des parties supérieures est hérissée de pointes cornées de couleur noire.


Habitat

L'espèce est inféodé aux eaux fraiches et bien oxygénées des lacs et cours d'eau d'altitude. Certaines populations ariégeoises sont cavernicoles et vivent dans les cours d'eau souterrains.


Éléments d'écologie / biologie / phénologie

Le Calotriton des Pyrénées est présents de 140 à 2500 m d'altitude. Sa période d'activité dépend de cette dernière. Essentiellement aquatique, la température de l'eau doit être proche des 7 à 8 °C.  Le Calotriton des Pyrénées est principalement nocturne et il se dissimule sous des galets ou des débris végétaux en journée. Les parades amoureuses débutent dès l'arrivée des adultes dans le milieu aquatique. Les mâles adoptent une posture qui consiste à lever verticalement la queue et a maintenir cette position jusqu'à l'approche d'une femelle. Cette dernière est alors vivement saisie pour former un amplexus qui peut durer plus d'une journée. Les œufs de 10 à 40 sont déposés séparément dans des anfractuosités.


Références

Articles & ouvrages :

  • ACEMAV coll., Duguet R. & Melki F. (2023). Les Amphibiens de France, Belgique et Luxembourg. Parthénope, Biotope. Mèze. 480 p.
  • Lescure J. & Massary de J.-C. (coords) (2012). Atlas des amphibiens et reptiles de France. Biotope, Mèze : Muséum national d’Histoire naturelle, Paris (collection Inventaire & biodiversité), 272 p.
  • Nöllert A. & Nöllert C. (2003). Guide des amphibiens d'Europe. delachaux et niestlé, Paris, 383 p.
  • Temple H.J. & Cox, N.A (2009). European Red List of Amphibians. Luxembourg : Office for Official Publications of the European Communities, 31 p.

Sites web :



Photographies